L’introduction de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN) est née de la volonté de protéger les paysages les plus évocateurs et typiques du pays. Pour y parvenir, Patrimoine suisse, le Club alpin suisse et la Ligue suisse pour la protection de la nature (devenue Pro Natura) ont décidé en 1959 de créer un inventaire des paysages dignes de protection. Ces organisations ont demandé à une commission indépendante de recenser les paysages et les sites naturels d’importance nationale. L’introduction d’une loi sur la protection de la nature et du paysage a été acceptée par les Chambres fédérales en 1966, à l’unanimité! Les sites construits, les monuments et les paysages protégés inscrits à nos inventaires fédéraux ont une valeur élevée pour notre identité collective. C’est la raison pour laquelle ils ne peuvent être modifiés, selon la législation actuelle, qu’en présence d’autres intérêts nationaux de valeur au moins égale ou supérieure. Une initiative parlementaire du conseiller aux Etats Joachim Eder (ZG) a conduit à une révision de la LPN qui ouvrirait un boulevard au démantèlement de la protection des monuments historiques et du paysage. La commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) du Conseil des Etats l’a mise récemment en consultation.
Le 30 juin, l’assemblée des délégués-e-s de Patrimoine suisse a rejeté à l’unanimité la révision de la LPN. Patrimoine suisse combattra cette révision, si nécessaire au moyen d’un référendum.
Martin Killias, président, T 079 621 36 56
Adrian Schmid, secrétaire général, T 044 254 57 00
La réponse de Patrimoine suisse à la consultation (en allemand) est en annexe au communiqué de presse.